Entretenir sa guimbarde
Sécher et protéger l’instrument
Dans des conditions ordinaires, l’humidité condensée sur une guimbarde réchauffée par le corps et le souffle du joueur s’évapore d’elle-même. En revanche, si l’instrument est immédiatement rangé dans un étui fermé ou laissé dans une atmosphère très humide, une guimbarde en acier commencera à rouiller. Ce n’est pas dangereux en soi, mais c’est peu esthétique. Après le jeu, il faut toujours essuyer un instrument en acier avec un chiffon ou un mouchoir pour bien le sécher ; dans des conditions normales, cela suffit. L’alcool est inutile : il désinfecte, mais ne sert pas à sécher le métal. Dans une atmosphère particulièrement humide, on peut appliquer un peu d’huile sur la guimbarde. L’huile d’arbre à thé sera naturellement plus agréable que l’huile mécanique.
Rouille et polissage
Si de la rouille apparaît, le plus simple est d’éliminer la rouille fraîche avec un liquide vaisselle tel que Fairy. Déposez une goutte sur la face abrasive d’une éponge de cuisine et frottez fermement quelques dizaines de fois. Mieux vaut encore empêcher la rouille en essuyant simplement la guimbarde avec les doigts immédiatement après avoir joué. Si vous souhaitez retrouver un poli miroir, la surface peut être polie avec de la pâte GOI. Il vaut mieux polir trop peu que trop : le polissage enlève aussi du métal, ce qui peut modifier le son et raccourcir la durée de vie de l’instrument.
Presque toutes les guimbardes métalliques se ternissent avec le temps, et celles en laiton le font le plus vite. La vitesse varie selon les personnes et l’environnement, car la transpiration, la salive et l’humidité de l’air diffèrent. Pour les raisons précédentes, il n’est pas nécessaire de polir constamment un instrument jusqu’à lui rendre son éclat d’origine ; vous pouvez bien sûr le faire si cela vous plaît particulièrement.
Contrôler la force de frappe
Pour prolonger la vie d’une guimbarde, contrôlez votre force de frappe. Les modèles n’ont pas tous la même résistance, et les variations du matériau peuvent entraîner des différences importantes jusque dans un même lot. Observez la réaction de l’instrument lorsque vous augmentez l’effort : le volume ne progresse pas régulièrement, et son augmentation diminue à l’approche de la zone dangereuse. Lorsqu’une frappe plus forte n’entraîne plus qu’une hausse à peine perceptible du volume, arrêtez-vous, ou mieux, revenez un peu en arrière. Une contrainte excessive provoque des changements irréversibles dans la structure du métal de la languette. Celle-ci se détériore alors progressivement et peut finir par casser même sous une légère sollicitation.